Un avis commun sur le SDAGE 2016-2021 des trois agences d’urbanisme du bassin Adour-Garonne

Du 19 décembre 2014 au 18 juin 2015, le projet de Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Adour-Garonne et son programme de mesures (SDAGE-PDM 2016-2021) ont été soumis, pour avis, aux habitants et aux acteurs institutionnels du Grand Sud-Ouest. Les trois agences d’urbanisme du bassin Adour Garonne (AUDAP, A’Urba, AUAT) ont fait le choix de formuler un avis technique commun. Tout en portant un avis favorable, elles proposent des améliorations dans l’articulation entre les politiques de planification de l’eau et d’urbanisme ou encore dans la prise en compte du changement climatique.

Les 4 grandes orientations du SDAGE
Le SDAGE définit pour 6 ans les priorités de la politique de l’eau dans le bassin Adour-Garonne. Il est structuré autour de 4 grandes « orientations » qui visent :

  • à une gestion plus efficace et efficiente de l’eau (financièrement, techniquement et territorialement) ainsi qu’à une amélioration des connaissances,
  • à réduire les pollutions en vue de maintenir le bon état des milieux aquatiques mais aussi les différents usages (l’alimentation en eau potable, les loisirs nautiques, la pêche, l’aquaculture…),
  • à maintenir une quantité d’eau suffisante dans les rivières pour garantir l’alimentation en eau potable, mais aussi le développement des activités économiques ou de loisirs...
  • à préserver et restaurer les milieux aquatiques (zones humides, lacs, rivières…), le bassin Adour-Garonne abritant des milieux aquatiques et humides d’un grand intérêt écologique qui jouent un rôle majeur dans le maintien de la biodiversité, dans l’épuration et la régulation des eaux.

 

Les points clés de l’avis des agences d’urbanisme
Les trois agences d’urbanisme du bassin Adour-Garonne, partenaires de l’Agence de l’Eau Adour – Garonne depuis près de 6 ans, ont porté collectivement des remarques sur le projet de SDAGE. Parmi elles il convient de retenir le souhait des agences de renforcer les connaissances et partager les savoirs sur la ressource eau dans son ensemble (qualité, quantité, milieux, etc.). Elles demandent également une meilleure prise en compte des enjeux de l’eau dans l’aménagement du territoire et les documents d’urbanisme. Soulignons enfin qu’elles ont été attentives aux questions liées à la pollution et aux capacités d’assainissement, déterminantes en matière d’urbanisation future et d’attractivité des territoires.

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